Lorsque l'on parle de violence, on a souvent du mal à définir ce terme. La violence a souvent tendance à être assimilée au physique. 

 

Mais si ce n'était pas que ça ? 

 

La violence verbale: « Il crie très fort pour me montrer qu’il a raison et qu’il est plus fort, cela me fait peur »

La violence verbale, c'est lorsqu’une personne utilise un ton de voix élevé pour en intimider une autre, lorsqu'elle crie, fait des menaces, donne des ordres ou fait du chantage. Comme la victime ne veut pas que les menaces ou le chantage soient mis à exécution, elle a tendance à se plier aux ordres. Elle vit dans un climat de tension et de peur.

 

La violence psychologique: "il me dit que c'est de ma faute ce qu'il se passe et je culpabilise", "il me rabaisse, il me dit que je ne sers à rien", "il calcule le nombre de kilomètres que j'ai fait avec la voiture pour pouvoir me contrôler", "il m'appelle toutes les heures pour savoir ce que je fais et avec qui je suis"... 

La violence psychologique, c'est lorsqu'une personne utilise des mots ou des situations pour rabaisser, ridiculiser ou humilier une autre personne. C’est plus subtil et difficile à percevoir, et c’est souvent caché sous des allures de plaisanteries. Parfois, ce sont des commentaires qui peuvent sembler insignifiants pour les autres, mais qui à la longue deviennent de plus en plus cruels. La personne qui est victime de violence psychologique perd confiance en elle, devient blessée intérieurement et trouve difficilement des moyens pour se défendre.    

 

La violence sociale ou économique : "il m'interdit d'utiliser mes sous", "il cache ma carte vitale, ma carte d'identité, mon passeport"...

La violence sociale englobe l’interdiction de travailler, le travail forcé, la saisie du salaire et la détention par un seul partenaire du pouvoir de décision concernant les ressources financières. La violence sociale et la violence économique sont des formes de violence psychique. Elles se traduisent par des comportements qui ont tous pour but d’exercer un contrôle sur la victime et de réprimer la libre formation de sa volonté.    

 

La violence sexuelle : "il m'oblige à avoir des relations sexuelles alors que je n'en ai pas envie", "il m'oblige à regarder des films pornographiques", "il touche mes parties intimes sans mon accord"...

La violence sexuelle, c’est lorsqu’une personne est obligée de faire des choses sexuelles qu’elle n’a pas envie de faire, comme regarder de la pornographie. C’est aussi lorsqu’une personne est forcée de toucher les organes sexuels de quelqu’un ou se fait toucher sans être réellement consentante. On peut aussi vivre de la violence sexuelle lorsque des personnes font des commentaires dénigrants ou humiliants sur notre corps. Cela peut nous rendre mal à l’aise face au développement de notre corps et à notre sexualité.

 

La violence physique : "il me frappe, me tire les cheveux", "il me pince et me crache dessus", "il me lance des objets à la figure", "il frappe notre chien pour me montrer ce qu'il peut faire de moi"...

La violence physique, c’est lorsque quelqu'un frappe une autre personne, la pousse, la mord, la griffe, lui sert les bras ou lui tire les cheveux. C'est aussi frapper dans un mur à côté d’une personne ou lui lancer des objets. La violence physique, c’est faire mal physiquement ou faire savoir qu’il serait facile de le faire. Donc, même si la victime n’est pas blessée dans son corps, elle ressent profondément la menace, puis la peur s’installe.

 

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